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Paul Salomon1

 































Ecole maternelle

Paul Salomon 1

Chemin Cannes Purisies

97410 Saint Louis

0262 34 17 75

0692 31 32 70


La directrice se tient à votre disposition pour vous recevoir le jeudi et le vendredi.

Au coeur du quartier de Bois de Nèfles Coco, une école a ouvert ses portes le 18 août 2007.

Elle accueille des enfants de maternelle, de la petite à la grande section.










Cette rentrée, l’école comptera dix classes.

La structure pédagogique sera la suivante :


3 classes de Petite section

3 classes de Moyenne section

1 classe de Moyenne/Grande section

3 classes de Grande section


Qui était Paul Emmanuel Salomon ?

Baba, lèspri kabaré


Le monde du maloya est une nouvelle fois endeuillé. Gramoun Baba s’est éteint samedi à l’âge de 88 ans. Cette figure emblématique du maloya traditionnel s’en est allé rejoindre le Rwa Kaf et Gramoun Lélé au royaume du Maloya. Il avait toujours été considéré comme un passeur culturel, ayant inspiré moult artistes réunionnais. Télé-Réunion a eu la bonne idée de diffuser dès hier soir un très beau reportage sur Gramoun Baba.


Paul-Emmanuel Salomon, dit Gramoun Baba, vivait dans le Sud de l’île, à Bois de Nèfles - Coco (Saint-Louis) plus précisément. Qui n’a pas connu les servis kabaré chez Gramoun Baba a vraiment loupé un événement culturel sans précédent.

Il est vrai qu’il n’était pas de ceux qui cherchaient désespérément la célébrité. Son maloya se voulait traditionnel, en constante symbiose avec le sacré, par respect, par dévotion pour les ancêtres. Gramoun Baba est de ceux qui ont fait découvrir le sèrvis kabaré au grand public en lui ouvrant sa porte.
De six heures du soir à six du matin, le roulèr ne laisse aucune place au silence et les chansons se succèdent. Hommage aux ancêtres, repas, maloya krazé, la tradition est là, le kor, lespri ansanm. Plusieurs artistes ont ainsi pu découvrir le sèrvis kabaré, comme Danyèl Waro, Baster, et puis tout simplement des générations de Réunionnais.


Il faut dire que les chansons intègres, que l’on entendait chaque année de la voix même de Gramoun Baba ou de son épouse Marie-Marthe Bazaline, dite Madame Baba, racontent la vie au champ, la douleur d’une existence basée sur l’exploitation humaine, l’hommage aux zanaar, aux esclaves, aux marrons.
Un gardien de l’oralité réunionnaise s’en va. Peut-être avec lui tout un répertoire. Un homme qui s’en va est une bibliothèque qui brûle, dit-on.


Malheureusement, il ne sera pas vraiment enregistré. Deux titres seulement paraissent sur la compilation "Bourbon Maloya", édité chez Oasis. L’important pour lui était de rendre hommage aux ancêtres, pas de commercer le maloya, qu’il tenait pour sacré.


Babou B’Jalah

Article du lundi 13 décembre 2004 de

« Témoignages ».